En délivrant trois passes décisives et en marquant le cinquième but, Stéphane Mangione a démontré que sa blessure n'était plus qu'un mauvais souvenir. De bon augure pour le DFCO.
Dimanche face à Eclaron, Stéphane Mangione n'a pas donné l'impression mitigée que laisse parfois un joueur qui relève de blessure. Toujours aussi généreux dans l'effort, il a animé son couloir gauche sans temps mort, aimantant chaque ballon ou presque. Pourtant, le milieu offensif de poche étrennait sa première titularisation avec les pros depuis ses trois longs mois de convalescence passés à guérir d'une hernie cervicale. Une expérience dont il se serait bien passé. « C'est ma première grosse blessure et j'espère que c'est la dernière », souffle-t-il, « Jusque-là, je n'avais jamais été arrêté plus d'une semaine. »
Si le milieu offensif a traversé des moments pénibles, il n'a jamais laissé le doute l'envahir. « Je le vivais mal car je suis un compétiteur, mais mentalement, j'ai fait un gros travail. »
Un objectif pour janvier
Sans griller les étapes, mais en suscitant parfois une certaine retenue de la part du staff médical, Mangione a repris avec la réserve début décembre, grignotant un bon mois sur les prévisions établies au lendemain de son opération. Deux semaines plus tard, il disputait quinze minutes à Angers, avant de rendre une copie impeccable face à Eclaron. Un match que les hommes de Faruk Hadzibegic ont abordé de la meilleure des façons, même s'ils ont traversé une zone de flottement après la rapide ouverture du score de Souyeux, sur un centre de Mangione. « Nous avons débuté en jouant direct. Ensuite, nous avons essayé de garder le ballon, mais c'était difficile avec le terrain gelé. Alors, nous nous sommes remis à jouer direct », décrypte-t-il. Et ça a payé. De plus, cette rencontre a permis de lever toute appréhension chez le joueur. « Maintenant, c'est bon, je ne ressens aucune gêne », se réjouit ce dévoreur d'espaces qui a presque qualifié le DFCO à lui tout seul, mais qui filtre les louanges. « Je suis content d'avoir été décisif, mais j'ai encore des choses à travailler pour l'être aussi en Ligue 2 », tempère-t-il. « Nous formons un groupe, pas une somme d'individualités. Nous ne sommes rien les uns sans les autres. »
Des propos qui collent parfaitement avec l'objectif que se sont fixé les Dijonnais pour ce mois de janvier : « Nous voulons repasser dans la première partie de tableau, ce qui passe par des victoires, à domicile notamment, où nous avons laissé échapper des points. »