A l'issue d'une fin de match complètement folle, les Dijonnais ont concédé une défaite qui permet à Troyes de croire encore au maintien.
Charles Boateng croyait certainement avoir fait le plus dur. En égalisant à trois minutes de la fin du temps réglementaire, le Ghanéen a posé une chape de plomb sur un stade en ébullition depuis l'ouverture du score de Buengo, six minutes plus tôt. Mais le spectre d'une relégation en National ne s'est agité qu'une minute dans le ciel troyen. Le temps pour Sarr de profiter du flottement collectif dijonnais consécutif à l'égalisation pour libérer tout le stade et de mettre un point final à une série de douze matches sans victoire.
Pourtant, après une première mi-temps équilibrée, l'ESTAC n'avait pas donné l'impression de pouvoir s'offrir le scalp d'un DFCO qui n'a jamais refusé le jeu.
Après cinq premières minutes à forte connotation auboise, les Dijonnais s'autorisaient quelques contres qui partaient malheureusement de trop loin pour inquiéter une défense qui ne respirait pas la sérénité. En effet, Troyes présentait alors le visage d'une formation en proie au doute, ce dont ne profitaient pas pleinement des Dijonnais, la faute à des transmissions maladroites. Il fallait attendre la 25e pour assister au premier tir bourguignon - une demi-volée de Périatambée qui terminait en touche - et la 28e pour le premier centre.
Une tentative de Mangione jusqu'alors privé de munitions par un jeu qui penchait clairement à droite.
Kébé change tout
Toutefois, les Côte-d'Oriens parvenaient à perforer le bloc troyen en contre et Ribas avait quelques ballons intéressants à se mettre sous la dent. Ou plutôt sur la tête.
L'entame de la seconde période ressemblait au début de match, à la différence que les Aubois, dopés par l'entrée de Kébé (impliqués sur les deux buts troyens) y injectaient beaucoup plus d'intensité. Et passaient à deux crampons d'ouvrir le score sur une frappe magnifique de Marester (53e). Malgré les entrées saignantes de Carrière et Souyeux, le DFCO ne se créait plus que des embryons d'occasion. Alors qu'animés par leur instinct de survie, les locaux trouvaient les ressources pour réaliser une fin de rencontre renversante, sous les yeux de Dijonnais qui savouraient encore leur égalisation.